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 Overdose [ PV Grace]

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Renaud Dickenson
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MessageSujet: Overdose [ PV Grace]   Lun 23 Juin - 21:52

L’épidémie qui s’étend.

La fumée s’évaporait entre mes lèvres presque closent. Mes yeux étaient fermés. Et ils s’ouvraient. Seulement le ciel, si sombre et pourtant tellement éclairé. Les étoiles, la lune. Pleine cette nuit. Quelle heure était-il ? Vingt-trois heure passée. Je n’avais pourtant qu’un t-shirt délavé par-dessus mon jean faussement troué. Je sentais la chaleur de ma cigarette. Je sentais la chaleur de l’air se dissiper. Il ne faisait pas vraiment froid, mais on ne pouvait pas parler de chaleur étouffante. Sûrement une quinzaine de degrés, peut être dix-huit. Pourquoi avais-je la sensation qu’en ce moment tout partait de travers ? Comme si plus rien ne voulait fonctionner comme je le voulais. J’avais la sensation qu’à chaque seconde tout pouvait déraper. Un château de carte si frêle et pourtant si fort. Et d’où vient ce souffle divin qui semble vouloir mettre fin à mon monde ? Si je le savais, tout serait beaucoup plus simple. Pourtant j’aimais cette sensation de fragilité. Cette intensité de chaque instant. L’oxygène disparaît pour mieux revenir. Engouffre toi dans mes veines, prend la direction du moindre de mes organes, insinues-toi en moi comme le venin d’un poison mortel. Délice sucré sur mes lèvres qui en redemandent. Je sentais une légère brise s’engouffrer entre les mèches de mes cheveux, les faisant voler autours de mon visage. Je sentais ce souffle salvateur et doux me caresser les lèvres, me caresser le cou, me caresser les paupières. J’entendais le bruit des vagues qui s’écrasaient malgré elles contre la dureté des récifs. J’étais couché sur le bout d’un ponton, au large de la plage de sable blanc. Malgré l’heure tardive où je savais que rares étaient ceux qui se promenaient au bord de l’eau, je m’exilais encore plus, jusqu’à la limite entre la terre et la mer. L’immensité. Je sentais la chaleur de la cendre sur mes doigts en tirant la dernière taffe de ma cigarette. J’écrasais le mégot sur le bois du ponton et ouvrais les yeux. Depuis combien de temps étais-je couché là ? Comme un bateau perdu à la recherche de la moindre possibilité de pouvoir s’ancrer à un quelconque port. Un port capable de le sauver du naufrage.

Ecume sur mes lèvres humides.

Ma main se tendait et finalement, se posait sur les hanches de ma guitare, attrapant finalement le manche. Doucement, je me redressais, et la posais contre moi. Mes doigts tiraient alors finement sur les cordes faisant remonter quelques arpèges. Ils résonnaient parfaitement en accord avec les vagues. A quoi pensais-je ? A tellement de choses et en même temps à si peu de choses. J’aimais simplement le son de mon instrument. Mais finalement je le lâchais quelques instants pour m’allumer une nouvelle cigarette que je glissais au bord de mes lèvres tout en reprenant la guitare contre mon ventre. Alors le son des arpèges si doux résonnait à nouveau.


« Non, rien de rien. Non, je n’oublierais rien.
Pas même le goût amer, Du dernier coup de rein. »


Les paroles sortaient de mes lèvres avec une volupté, une douceur, si rare. J’étais calme. J’étais serein, ce qui ne m’était pas arrivé depuis trop longtemps à mon goût. Pourquoi lorsque la mer et la nuit étaient ensemble, les seules chansons qui venaient étaient toujours nostalgiques ou romantiques ? Pourtant je n’avais pas la possibilité de pleurer un quelconque amour, je n’avais jamais ressentis ce sentiment. Je relevais les yeux en grattant encore quelques accords.

« Come what may, come what may,
I will love you, into the end . . . »


Mes lèvres ne prononcèrent alors plus rien. Les mots qui m’étaient venus étaient ceux d’une chanson de moulin rouge. Pourtant, ces paroles ne voulaient pas vraiment dire quelque chose pour moi. Comme si je les comprenais sans pouvoir les exprimer. Je sentais le rythme s’accélérer pour finalement devenir rapide et peut être même agressif. J’aimais ce rythme frénétique qui résonnait, qui rendait même mes doigts douloureux sous la pression. Des paroles s’échappaient à nouveau de mes lèvres quand tout à coup je sentis mes mains trop trembler pour pouvoir les maîtriser. Je m’arrêtais alors et repoussais la guitare derrière moi pour prendre ma tête entre mes mains la cigarette toujours au bord des lèvres. Depuis combien de temps ne m’étais-je pas piqué ? Une crise de manque ? Cela faisait tellement longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je sentais mes mains tremblotantes, je sentais mes lèvres, je sentais trop de choses. Mes mains se crispaient. Je me levais, les jambes flageolantes. Je me rattrapais au sol et finissais par me redresser. Le cœur au bord des lèvres, le rythme cardiaque trop rapide pour un homme. Je tirais frénétiquement sur ma clope. Ma main se trempait dans l’eau et je manquais d’y tomber, je me rattrapais de justesse et me relevais dans un élan. J’entendais des pas derrière moi, mais les entendais-je vraiment ?

Lent comme un sachet d’héroïne, mon ange.
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MessageSujet: Re: Overdose [ PV Grace]   Ven 18 Juil - 0:12

“The way she moves really talks to me
I'm going out of my mind
`Cause the way that she winds...is truly divine

She takes her time as she approaches me
Then she gives me the sign as she moves her behind
That only God would design

….”




Voilà ce qui résonnait dans cette petite tête brune. Elle était enivrée par ce fléau de musique. Son casque sur ses oreilles comme à son habitude, cela lui coupait totalement de ce monde si mystérieux et incompréhensible pour elle. Son seul moment d’échappatoire était un son, une mélodie ou un texte… La musique était devenue une sorte de médicament contre la vie réelle. Comment faire pour lui retirée cette envie d’entendre une chanson ? Et bien simplement en lui retirant la vie… Rien d’autre ne pouvait l’empêcher de s’échapper dans le plus bel art qui pouvait exister.

Elle faisait son petit tour à pied comme elle le faisait souvent. Cette fois la plage lui donna envie par son beau coucher de soleil, par ses milliers d’étoiles reflétant dans l’eau et par ce vent si agréable qu’elle ne retrouvait nulle part ailleurs. Il faisait bon ce soir là… Une vraie douceur dans le vent et un calme agréable. Elle marchait avec ses ballerines noires en toile dans le sable, elle s’enfonçait légèrement et retira ses chaussures pour sentir le sable tièdes. Ses chaussures à la main, la miss continua sa route en apercevant au loin une silhouette. Impossible de dire si c’était un homme ou une femme à cette distance et avec si peu de lumière. Elle apercevait seulement le rouge d’une cigarette allumé entrain de se faire consumer tout doucement par son propriétaire. Elle n’était pas du genre à prendre peur parce qu’elle était seul en ville ou dans un endroit public. Mais voyant cette personne titubant légèrement, la miss hésitait entre faire un détour pour rentré chez elle ou passer sans se faire remarquer – ce qui arrivait tout les jours au lycée – devant ce qui semblait être une homme. Elle choisit, avec une petite crainte d’avoir choisi une mauvaise opinion, la seconde. Elle passa sans ce faire voir et jeta un coup d’œil pour découvrir non seulement un jeune homme n’étant pas dans un état normal mais en plus un élève de son propre lycée. Elle était maintenant passé sans se faire remarquer et continuait à marcher quand elle s’arrêta et se tortura l’esprit en ce disant qu’elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Ce n’était pas son genre de fermer les yeux sur ce genre de situation. Elle fit alors demi- tour et retira son casque. Elle se posta devant le jeune homme et lorsqu’il leva les yeux sur elle, elle dit tout simplement.


-Ca va ?

Une question bateau mais que dire d’autre. Surtout qu’elle ne le connaissait pas vraiment.
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Renaud Dickenson
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MessageSujet: Re: Overdose [ PV Grace]   Ven 18 Juil - 15:00

Rend-moi les ailes que l’on m’a arraché.

Mes doigts tremblaient, mes lèvres tremblaient, mon corps tremblait. Je voulais, je devais me calmer. Il le fallait. Mais comment ? Trop de pression, trop de manque. Mais je n’avais pas de quoi me piquer. Traverser les rues dans cet état ? Ce serait tellement insensé. Je sentais déjà le sol se dérober sous mes pieds. Pourquoi l’héroïne était tellement désagréable ? Crétin. C’est de la drogue, c’est le principe même de la drogue, déglinguer le cerveau pour donner l’euphorie et ensuite cet affreux vide, ce trou noir. Comment allais-je m’en sortir cette fois ? Je n’en avais aucune idée. Les pas. Les pas se rapprochaient, je les entendais sans réellement les entendre. Qui était-ce ? Et ou ? J’écartais légèrement les bras pour me donner un certain équilibre, comme si je le cherchais désespérément. Je partais en vrille au moindre de mes mouvements, comme si j’avais été envoyé dans un monde qui n’était pas le mien. Un monde où la gravité ne serait pas la même que sur la Terre. Comme si je flottais sans voler, simplement cette sensation que votre corps vous échappe. Je basculais encore en avant, à genoux part terre. Et si je vomissais ? Peut être qu’après m’être complètement vidé tout irait mieux. Mais me vider de quoi ? Je n’avais pas mangé de la journée, alors me vider de quoi ? De bile ? Je posais ma main contre le bois et passais ma main sur mon front transpirant. Sortez-moi de là. Je ne suis qu’un drogué idiot, perdu. J’entendais ce bruit de pas, cette respiration inconnue. Je frissonnais. Qui cela pouvait-il être ? La seule certitude que j’avais était que la personne était une femme. Trop de délicatesse, de douceur dans les pas. Mais qui ? Ce n’était pas Blair, ce n’était pas Jessica. Blair se serait jetée sur moi dès le premier instant, pour m’aider même si elle m’étouffait surtout. Et Jessica ? Jessica m’aurait depuis longtemps donné un coup de pied pour que je sois encore plus bas que je ne l’étais déjà. Je cataloguais peut être trop vite leurs réactions, mais qu’importe. Sydney ? Non. Alors qui ? Je finissais par exercer une pression sur mon bras pour me relever. Une fois debout mon corps m’échappait une nouvelle fois. Mais je réussissais à tenir à peu près debout, je savais pourtant que le mieux était de m’asseoir par terre, me coucher même, et attendre que ça passe. Il ne fallait surtout pas que je tombe à l’eau, car il était certain que je ne remonterais pas. Est-ce que dans ce genre de situation on savait encore nager ? Je relevais la tête. Une fille. Mes yeux se plongèrent dans les siens. Je ne la connaissais pas. Après tout, je ne connaissais pas tout le monde à Mercy. Mes yeux restaient dans les siens, l’un bleu et l’autre vert, comme si je réalisais peu à peu que je n’étais pas seul. Sa voix lointaine finissait par m’atteindre. Une voix tellement douce comparée à la douleur que m’infligeait le liquide empoisonné. Comment est-ce que j’allais ? C’était tellement évident. Mais qu’aurait-elle pu dire d’autre ?


« J’suis pathétique pas vrai ? »
Répliquais-je simplement.


Voulant me relever d’un mouvement brusque, mon corps chavirait brusquement. J’avais tout gagné. Mon corps rencontrait alors l’eau salée de la mer. Je venais de tomber à l’eau. Nager ? Comment on nage ? Je ne me rappelle plus. Pathétique, complètement pathétique oui. Ma main se raccrochait au ponton de bois, aux pieds de la jeune fille. Mes yeux croisèrent les siens. Comment me voyait-elle ? Pas mal pour une première impression n’est-ce pas ? Mes mains glissaient le long du bois puis se raccrochaient. Ce que j’avais crains venait de se passer. J’étais tombé à l’eau. Le seul point positif était que je n’étais pas seul, ça c’était sûrement le seul bon côté. Par contre elle devait vraiment avoir pitié de moi, je devais même sûrement la dégoûter. Comme je me dégoûtais moi-même. Je tentais alors de me hisser. Mes où pouvais-je puiser mes forces ?

« Aide-moi. »
Haletais-je.
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